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Procédure

FAQ rupture conventionnelle : 30 reponses aux questions les plus posees [2026]

2 avril 2026·18 min de lecture

Les 30 questions les plus fréquentes sur la rupture conventionnelle

Cette FAQ répond aux questions les plus posées par les salariés et employeurs sur la rupture conventionnelle en 2026. Chaque réponse est synthétique mais complète, avec des liens vers nos guides détaillés quand le sujet mérite un approfondissement.

Questions sur les conditions et l'éligibilité

1. Qui peut demander une rupture conventionnelle ?

Tout salarié en CDI peut demander une rupture conventionnelle à son employeur, et inversement. C'est un accord mutuel : les deux parties doivent être d'accord. La demande peut venir du salarié comme de l'employeur, sans condition d'ancienneté minimale (hors période d'essai).

2. Peut-on faire une rupture conventionnelle en CDD ?

Non. La rupture conventionnelle homologuée est réservée exclusivement aux CDI. Pour un CDD, il existe la rupture amiable d'un commun accord (article L1243-1 du Code du travail), mais les conditions sont différentes et il n'y a pas d'homologation DREETS.

3. L'employeur peut-il refuser une rupture conventionnelle ?

Oui, l'employeur est totalement libre de refuser sans avoir à justifier sa décision. La rupture conventionnelle repose sur un consentement mutuel. Si votre employeur refuse, consultez notre guide Rupture conventionnelle refusée : que faire ? pour connaître vos alternatives.

4. Le salarié peut-il refuser une rupture conventionnelle proposée par l'employeur ?

Oui, absolument. Le salarié n'est jamais obligé d'accepter. Si l'employeur insiste ou exerce des pressions, cela constitue un vice du consentement qui pourrait entraîner l'annulation de la convention devant les prud'hommes.

5. Faut-il une ancienneté minimale pour faire une rupture conventionnelle ?

Non, aucune ancienneté minimale n'est requise. Vous pouvez demander une rupture conventionnelle même après quelques mois de CDI. Cependant, l'indemnité sera proportionnelle à votre ancienneté (elle sera donc faible avec peu d'ancienneté).

6. Peut-on faire une rupture conventionnelle pendant la période d'essai ?

Non. Pendant la période d'essai, chaque partie peut rompre le contrat librement et sans formalité. La rupture conventionnelle n'a pas d'objet pendant cette période.

7. La rupture conventionnelle est-elle possible pendant un arrêt maladie ?

Oui, dans la plupart des cas. La rupture conventionnelle en arrêt maladie est possible si l'arrêt est lié à une maladie ordinaire. Elle est en revanche interdite ou très risquée pendant un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle.

8. Un salarié protégé peut-il faire une rupture conventionnelle ?

Oui, mais avec une procédure renforcée. La rupture conventionnelle d'un salarié protégé nécessite la consultation du CSE et l'autorisation de l'inspection du travail (au lieu de l'homologation DREETS). Comptez 3 à 4 mois de procédure.

Questions sur la procédure

9. Combien de temps dure la procédure de rupture conventionnelle ?

La procédure dure minimum 45 jours :

  • Entretien(s) : 1 jour minimum
  • Signature du CERFA
  • Délai de rétractation : 15 jours calendaires
  • Délai d'homologation DREETS : 15 jours ouvrables
  • En pratique, comptez plutôt 6 à 10 semaines entre la première discussion et le départ effectif.

    10. Combien d'entretiens sont obligatoires ?

    La loi impose au moins un entretien. Mais rien n'empêche d'en organiser plusieurs si les négociations le nécessitent. En pratique, 1 à 3 entretiens sont la norme.

    11. Peut-on se faire assister lors de l'entretien ?

    Oui. Le salarié peut être assisté par :

  • Un salarié de l'entreprise (délégué syndical, membre du CSE)
  • Un conseiller extérieur inscrit sur la liste préfectorale (si pas de représentants du personnel dans l'entreprise)
  • L'employeur peut aussi se faire assister si le salarié le fait, et doit en informer le salarié au préalable.

    12. Quel est le délai de rétractation ?

    Le délai de rétractation est de 15 jours calendaires à compter du lendemain de la signature. Il court pour les deux parties (salarié et employeur). La rétractation peut se faire sans motif, par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge.

    13. L'homologation peut-elle être refusée par la DREETS ?

    Oui, mais c'est rare (environ 7% de refus). Les motifs de refus les plus fréquents sont :

  • Non-respect du délai de rétractation
  • Indemnité inférieure au minimum légal
  • Erreur dans le formulaire CERFA
  • Suspicion de vice du consentement
  • 14. Que se passe-t-il si la DREETS ne répond pas dans les 15 jours ?

    Le silence de la DREETS après 15 jours ouvrables vaut homologation tacite. La rupture conventionnelle est donc validée.

    Questions sur l'indemnité

    15. Quel est le montant minimum de l'indemnité de rupture conventionnelle ?

    L'indemnité ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement :

  • 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté (pour les 10 premières années)
  • 1/3 de mois de salaire par année au-delà de 10 ans
  • Si votre convention collective prévoit une indemnité supérieure, c'est ce montant qui s'applique comme plancher.

    16. Peut-on négocier une indemnité supérieure au minimum légal ?

    Oui, et c'est même recommandé. Le minimum légal est un plancher, pas un plafond. En pratique, une bonne négociation permet d'obtenir 1 à 6 mois de salaire supplémentaires selon votre ancienneté et votre pouvoir de négociation.

    17. Comment est calculé le salaire de référence ?

    Le salaire de référence est la moyenne la plus favorable entre :

  • La moyenne des 12 derniers mois de salaire brut
  • La moyenne des 3 derniers mois de salaire brut (avec proratisation des primes annuelles)
  • Notre calculateur gratuit effectue ce calcul automatiquement.

    18. L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?

    L'indemnité bénéficie d'un régime fiscal très favorable :

  • Exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du montant légal ou conventionnel
  • Exonérée de CSG/CRDS dans la même limite
  • Le plafond d'exonération est de 2 fois le PASS (environ 94 480 euros en 2026)
  • En pratique, pour la grande majorité des ruptures conventionnelles, l'indemnité est 100% nette.

    19. Ma convention collective prévoit-elle une indemnité supérieure ?

    Cela dépend de votre convention. Les conventions Syntec, Métallurgie, Banque et Chimie prévoient souvent des indemnités conventionnelles supérieures au légal. Consultez notre guide convention collective et indemnité ou utilisez notre calculateur qui intègre les principales conventions.

    Questions sur le chômage

    20. A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?

    Oui, la rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation ARE (allocation de retour à l'emploi) dans les mêmes conditions qu'un licenciement. C'est l'un des avantages majeurs de la RC par rapport à la démission.

    21. Combien de temps dure le chômage après une rupture conventionnelle ?

    La durée d'indemnisation dépend de votre âge et de votre durée d'affiliation :

  • Moins de 53 ans : jusqu'à 24 mois maximum
  • 53 à 54 ans : jusqu'à 30 mois maximum
  • 55 ans et plus : jusqu'à 36 mois maximum
  • Il faut avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois.

    22. Quel est le montant de l'allocation chômage ?

    L'ARE représente environ 57% de votre salaire journalier de référence (avec un plancher à 31,59 euros/jour en 2026). Le calcul exact dépend de votre salaire des 24 derniers mois.

    23. Y a-t-il un délai de carence avant de toucher le chômage ?

    Oui, il y a plusieurs délais :

  • Carence de 7 jours : systématique
  • Différé congés payés : si vous avez des congés non pris (indemnité compensatrice / salaire journalier)
  • Différé spécifique : calculé sur la part d'indemnité supra-légale (plafonné à 150 jours)
  • Consultez notre article sur le différé d'indemnisation pour un calcul détaillé.

    24. Faut-il s'inscrire à Pôle Emploi après une rupture conventionnelle ?

    Oui, l'inscription à France Travail (ex-Pôle Emploi) est indispensable pour percevoir l'ARE. Inscrivez-vous dès le lendemain de la fin de votre contrat de travail, sans attendre.

    Questions sur des situations particulières

    25. Peut-on faire une rupture conventionnelle pendant une grossesse ?

    Oui, c'est légalement possible mais avec des précautions. La salariée enceinte est une salariée protégée : si elle conteste la RC après coup en invoquant un vice du consentement lié à sa situation, les tribunaux sont particulièrement vigilants. L'employeur ne peut en aucun cas proposer la RC en raison de la grossesse.

    26. Qu'est-ce que la rupture conventionnelle collective ?

    La rupture conventionnelle collective (RCC) est un dispositif distinct de la RC individuelle. Elle permet à une entreprise de proposer des départs volontaires dans le cadre d'un accord collectif, sans plan de licenciement. Elle est négociée avec les syndicats et validée par la DREETS.

    27. Peut-on créer une entreprise après une rupture conventionnelle ?

    Oui, et c'est même l'un des projets les plus courants. Vous pouvez créer votre entreprise tout en percevant l'ARE (avec cumul partiel). L'ARCE permet aussi de toucher 60% de vos droits restants en deux versements pour financer votre projet.

    28. Peut-on faire une rupture conventionnelle à quelques années de la retraite ?

    Oui, la rupture conventionnelle proche de la retraite est possible et peut être avantageuse (chômage jusqu'à 36 mois après 55 ans). Cependant, attention au régime fiscal : si vous êtes en droit de liquider votre retraite, l'indemnité est intégralement imposable.

    29. La rupture conventionnelle apparaît-elle sur le certificat de travail ?

    Le certificat de travail mentionne uniquement les dates de début et de fin de contrat, et la nature du poste occupé. Il ne mentionne pas le mode de rupture. En revanche, l'attestation France Travail indique le motif de rupture (code spécifique pour la RC).

    30. Peut-on contester une rupture conventionnelle après l'avoir signée ?

    Oui, mais dans un délai de 12 mois à compter de l'homologation. Les motifs de contestation recevables sont :

  • Vice du consentement (pression, harcèlement, dol)
  • Non-respect de la procédure (pas d'entretien, indemnité sous le minimum)
  • Fraude (RC imposée pour éviter un licenciement économique avec PSE)
  • La contestation se fait devant le conseil de prud'hommes.

    Récapitulatif : les chiffres clés à retenir en 2026

  • 45 jours : durée minimale de la procédure
  • 15 jours : délai de rétractation
  • 15 jours : délai d'homologation DREETS
  • 1/4 de mois : indemnité par année d'ancienneté (10 premières années)
  • 1/3 de mois : indemnité par année au-delà de 10 ans
  • 57% : taux de remplacement ARE approximatif
  • 24 mois : durée maximale du chômage (avant 53 ans)
  • 94 480 euros : plafond d'exonération fiscale (2 x PASS en 2026)
  • 7% : taux de refus d'homologation par la DREETS
  • 12 mois : délai pour contester une RC devant les prud'hommes
  • Pour une simulation personnalisée de votre indemnité et de vos droits au chômage, utilisez notre calculateur gratuit.

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