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Procédure

Refus d'homologation DREETS : que

Publie le 15 mai 2026·8 min de lecture

Rédigé par l'équipe Indemnité-Rupture.fr — spécialistes en droit du travail et rupture conventionnelle

Le taux de refus d'homologation par la DREETS est d'environ 5 à 8 % des dossiers. Si votre convention a été refusée, voici les motifs possibles et les solutions.

Les motifs de refus les plus fréquents

1. Indemnité inférieure au minimum légal (40 % des refus)

C'est la cause principale. L'indemnité indiquée sur le CERFA est inférieure au minimum légal ou conventionnel.

Causes fréquentes :

  • Erreur de calcul de l'ancienneté
  • Mauvais salaire de référence
  • Non-prise en compte de la convention collective applicable
  • Confusion brut/net
  • 2. Date de fin de contrat trop proche (25 % des refus)

    La date de rupture ne respecte pas le délai minimum : fin de retractation + fin d'homologation.

    3. Absence d'entretien ou entretien non mentionné (15 %)

    Aucun entretien n'est renseigné sur le formulaire, ou la date est incohérente avec la date de signature.

    4. Formulaire incomplet ou incohérent (10 %)

    SIRET erroné, informations manquantes, signatures absentes.

    5. Salarié protégé sans autorisation de l'inspection du travail (5 %)

    Pour un salarié protégé, c'est l'inspection du travail qui doit autoriser la rupture, pas la DREETS.

    6. Suspicion de vice du consentement (5 %)

    La DREETS peut refuser si elle soupçonne que le consentement n'est pas libre (contexte de harcelement, nombreuses RC dans la même entreprise sur une courte période).

    Comment est notifié le refus ?

    La DREETS notifie sa décision aux deux parties (salarié et employeur) :

  • Par courrier ou par voie dématérialisée via TéléRC
  • Le refus doit être motivé (le motif est indiqué)
  • Le refus est notifié dans le délai de 15 jours ouvrables
  • Que faire après un refus ?

    Option 1 : corriger et recommencer (la plus courante)

    La procédure doit reprendre depuis le début :

  • Identifier et corriger l'erreur
  • Organiser un nouvel entretien (au moins un)
  • Remplir un nouveau CERFA
  • Respecter un nouveau délai de rétractation (15 jours)
  • Envoyer à la DREETS pour une nouvelle demande d'homologation
  • Durée supplementaire : comptez environ 5 à 6 semaines.

    Option 2 : contester le refus

    Si vous estimez que le refus est injustifié :

  • Recours gracieux : contester auprès de la DREETS elle-même
  • Recours contentieux : saisir le Conseil de prud'hommes
  • En pratique, le recours contentieux est rarement utilisé car il est plus rapide de corriger et recommencer.

    Option 3 : renoncer à la rupture conventionnelle

    Si l'erreur est difficile à corriger (par exemple, la convention collective impose une indemnité que l'employeur refuse de payer), les parties peuvent :

  • Renoncer au projet
  • Explorer d'autres modes de rupture (licenciement, démission)
  • Cas pratiques de correction

    Cas 1 : indemnité insuffisante

    Problème : Yann, 6 ans d'ancienneté, convention Syntec. L'indemnité légale a été appliquée (4 200 €) mais la convention Syntec prévoit un minimum supérieur.

    Solution : recalculer selon la convention Syntec et reprendre la procédure avec le bon montant.

    Cas 2 : date de fin mal calculée

    Problème : la date de fin est fixée 3 semaines après la signature, ce qui ne laisse pas le temps pour la rétractation + l'homologation.

    Solution : repousser la date de fin de contrat d'au moins 3 semaines.

    Cas 3 : SIRET erroné

    Problème : erreur de frappe sur le numéro SIRET.

    Solution : vérifier le SIRET sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr et refaire le formulaire.

    Comment éviter le refus d'homologation

  • Utilisez le simulateur pour vérifier le montant minimum
  • Vérifiez votre convention collective et son indemnité minimale
  • Calculez les dates avec une marge de sécurité
  • Renseignez au moins un entretien avec une date antérieure à la signature
  • Vérifiez le SIRET sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr
  • Relisez le CERFA avant signature : chaque case doit être remplie
  • Impact du refus sur le contrat de travail

    Un refus d'homologation n'a aucun impact sur le contrat de travail en cours. Le contrat continue normalement comme si rien ne s'était passé. Les parties peuvent :

  • Recommencer la procédure
  • Continuer la relation de travail
  • Explorer d'autres options
  • Le salarié ne peut pas être sanctionné pour avoir demandé une rupture conventionnelle qui a été refusée.

    Questions fréquentes

    Le refus est-il définitif ?

    Non. Vous pouvez recommencer la procédure autant de fois que nécessaire.

    L'employeur peut-il changer d'avis après un refus ?

    Oui. Le refus d'homologation ne crée aucune obligation de recommencer. L'employeur peut décider de ne plus donner suite.

    Le refus figure-t-il dans mon dossier professionnel ?

    Non. Le refus d'homologation est confidentiel entre les parties et la DREETS.

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    Avertissement juridique : les informations présentées sur cette page sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. La législation et la jurisprudence évoluent régulièrement. Consultez un avocat spécialisé en droit du travail pour un avis adapté à votre situation personnelle.

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