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Simulateur Indemnité Licenciement Économique 2026 — Calcul Complet en 1 Minute

Entrez vos dates, votre salaire et la cause économique : obtenez instantanément l'indemnité légale de licenciement, l'indemnité de préavis, le solde de congés payés, et une comparaison CSP vs ARE classique. Outil gratuit basé sur les articles L1234-9 et R1234-2 du Code du travail.

Calculateur licenciement économique 2026

Résultat immédiat · Indemnité légale + CSP + ARE · Code du travail art. L1234-9

Art. L1233-3 du Code du travail

Valeur par défaut : 25 jours (base légale annuelle)

PSE obligatoire si licenciement collectif de 10+ salariés sur 30 jours dans une entreprise de 50+ salariés. Le PSE peut prévoir des indemnités supra-légales.

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Licenciement économique en 2026 : motifs légaux et obligations de l'employeur

Le licenciement économique est strictement encadré par l'article L1233-3 du Code du travail. Il ne peut intervenir que pour l'un des quatre motifs suivants, indépendants de la personne du salarié :

  • Difficultés économiques : caractérisées par une baisse significative des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation, une importante dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation. Depuis la loi El Khomri, la durée de la baisse est précisée selon la taille de l'entreprise : au moins 1 trimestre consécutif de baisse pour une entreprise de moins de 11 salariés, 2 trimestres pour 11 à 49 salariés, 3 trimestres pour 50 à 299 salariés, 4 trimestres au-delà.
  • Mutations technologiques : introduction de nouvelles technologies rendant un poste obsolète ou nécessitant une adaptation substantielle des compétences.
  • Réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité : l'employeur doit démontrer que la réorganisation est indispensable pour prévenir des difficultés économiques futures, et non simplement pour améliorer les marges.
  • Cessation d'activité : totale et définitive de l'entreprise. La cessation partielle d'une activité peut également constituer un motif si elle est réelle et justifiée.

Avant tout licenciement économique, l'employeur est tenu de rechercher sérieusement des possibilités de reclassement sur des postes disponibles dans l'entreprise ou le groupe, adaptés aux capacités du salarié. Cette obligation de reclassement (art. L1233-4) est une condition de validité du licenciement : son non-respect expose l'employeur à des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

L'employeur doit également respecter l'ordre des licenciements (art. L1233-5), défini par les critères suivants (par convention collective ou accord collectif, à défaut par la loi) : charges familiales, ancienneté, situation rendant la réinsertion difficile (handicap, âge), et qualités professionnelles.

Le barème légal 2026 : calcul de l'indemnité étape par étape

L'indemnité légale de licenciement est régie par les articles L1234-9 et R1234-2 du Code du travail. Son calcul suit un barème précis basé sur l'ancienneté et le salaire de référence.

Condition préalable : le salarié doit justifier d'au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompue dans l'entreprise (seuil abaissé par la loi Rebsamen du 17 août 2015, anciennement fixé à 1 an).

Le salaire de référence est le montant le plus favorable entre :

  • 1/12 de la rémunération brute des 12 derniers mois (inclut primes, avantages en nature)
  • 1/3 de la rémunération brute des 3 derniers mois (hors éléments variables)

Exemple chiffré : un salarié avec 12 ans d'ancienneté et un salaire de référence de 4 000 €/mois :

  • Tranche 1 (10 premières années) : 4 000 € × 10 × 1/4 = 10 000 €
  • Tranche 2 (2 années au-delà de 10 ans) : 4 000 € × 2 × 1/3 = 2 667 €
  • Total indemnité légale : 12 667 €

À cette indemnité s'ajoutent l'indemnité compensatrice de préavis (1 ou 2 mois de salaire de référence selon l'ancienneté) et l'indemnité compensatrice de congés payés (pour les jours de CP non pris). Votre convention collective peut prévoir des montants supérieurs : l'employeur doit appliquer le régime le plus favorable.

Le CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) : avantages vs ARE classique

Le CSP est un dispositif incontournable du licenciement économique en France, créé par la loi du 28 juillet 2011 et géré par France Travail. Il est proposé obligatoirement par l'employeur lors de tout licenciement économique dans les entreprises de moins de 1 000 salariés ou en procédure collective.

Avantages du CSP par rapport à l'ARE classique :

  • Allocation majorée : 75% du salaire brut de référence vs environ 57% pour l'ARE. Sur un salaire de 3 500 €, cela représente 2 625 €/mois vs environ 1 995 €/mois.
  • Accompagnement renforcé : bilan de compétences dès le début, suivi individualisé par un conseiller dédié, accès prioritaire aux offres d'emploi et aux formations.
  • Financement de formation : jusqu'à 5 000 € pour financer une action de formation ou de reconversion professionnelle.
  • Aide à la création d'entreprise : maintien de l'allocation pendant les premières semaines de création ou reprise d'activité.

Vous disposez de 21 jours calendaires après la remise du document d'information pour accepter ou refuser le CSP. Le refus est possible mais financièrement défavorable dans la quasi-totalité des cas.

PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) : quand est-il obligatoire ?

Le PSE est obligatoire lorsque l'employeur envisage de licencier au moins 10 salariés sur une période de 30 jours dans une entreprise employant au moins 50 salariés. Il doit être élaboré en concertation avec le CSE et validé par la DREETS.

Le PSE doit obligatoirement contenir :

  • Un plan de reclassement interne et externe précis
  • Des mesures d'accompagnement (formation, aide à la mobilité géographique, aide à la création d'entreprise)
  • Le cas échéant, pour les entreprises de plus de 1 000 salariés : un congé de reclassement
  • Les indemnités supra-légales négociées, si l'accord collectif le prévoit

La DREETS dispose de 21 jours pour homologuer le PSE (procédure unilatérale) ou de 15 jourspour le valider (accord collectif). Un PSE insuffisant peut être annulé par le tribunal administratif, entraînant la nullité des licenciements.

Contestation du licenciement économique : délais, motifs et procédure

Depuis la loi Macron du 6 août 2015, le délai de contestation d'un licenciement économique est de 12 mois à compter de la notification du licenciement (art. L1471-1 du Code du travail). Ce délai court même si vous avez accepté le CSP.

Les motifs de contestation les plus fréquents :

  • Absence de cause économique réelle et sérieuse : la situation économique de l'entreprise ne justifiait pas le licenciement, ou le motif était en réalité disciplinaire dissimulé.
  • Non-respect de l'obligation de reclassement : l'employeur n'a pas recherché sérieusement des postes de reclassement disponibles ou n'a pas informé le salarié de tous les postes disponibles.
  • Non-respect de l'ordre des licenciements : les critères légaux (ancienneté, charges familiales, difficultés de réinsertion) n'ont pas été correctement appliqués.
  • Irrégularités de procédure : délais non respectés, entretien préalable bâclé, lettre de licenciement imprécise ou insuffisamment motivée.

La contestation se fait devant le Conseil de Prud'hommes (CPH) du lieu de travail. En cas de succès, les indemnités accordées peuvent aller de 3 mois de salaire (ancienneté inférieure à 2 ans) jusqu'à 20 mois pour les anciennetés les plus longues, selon le barème Macron (art. L1235-3). La médiation préalable est possible mais non obligatoire pour les licenciements économiques.

Un salarié accompagné par un avocat spécialisé en droit du travail dès la réception de la convocation à l'entretien préalable maximise ses chances de succès et peut obtenir des indemnités significativement supérieures.

Questions fréquentes — Licenciement économique 2026

Quelles sont les causes valables d'un licenciement économique en 2026 ?
Selon l'article L1233-3 du Code du travail, un licenciement économique est valable pour : (1) difficultés économiques caractérisées par une baisse des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation ou une dégradation de la trésorerie ; (2) mutations technologiques ; (3) réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité ; (4) cessation d'activité de l'entreprise. Le motif doit être réel et sérieux, sans lien avec la personne du salarié. Depuis la loi El Khomri de 2016, la durée de la baisse du CA ou des commandes est précisément définie selon la taille de l'entreprise (1 trimestre pour -50 sal., 2 trimestres de 50 à 299 sal., etc.).
Quelle est l'ancienneté minimale pour toucher une indemnité de licenciement ?
L'indemnité légale de licenciement est due à partir de 8 mois d'ancienneté ininterrompue (art. L1234-9 du Code du travail, depuis la loi Rebsamen du 17 août 2015 — avant, le seuil était d'1 an). En dessous de 8 mois, aucune indemnité légale n'est due, mais votre convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables. En cas de CDD rompu avant son terme pour motif économique, des dommages-intérêts spécifiques s'appliquent.
Qu'est-ce que le CSP et dois-je l'accepter ?
Le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) est un dispositif d'accompagnement renforcé proposé obligatoirement par l'employeur aux salariés licenciés pour motif économique (entreprises < 1 000 salariés ou en redressement/liquidation judiciaire). Il offre une allocation de 75% du salaire brut de référence (vs environ 57% pour l'ARE classique), une durée de 12 mois et une aide au financement de formation jusqu'à 5 000 €. Dans la grande majorité des cas, accepter le CSP est financièrement avantageux. Vous disposez de 21 jours pour décider. Le refus du CSP n'empêche pas de percevoir l'ARE classique.
Mon employeur peut-il me licencier pendant mon arrêt maladie ?
Un licenciement économique est possible même pendant un arrêt maladie ordinaire, car la protection contre le licenciement pendant la maladie ne s'applique qu'aux licenciements liés à l'état de santé. Toutefois, si l'arrêt est consécutif à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'article L1226-9 interdit tout licenciement pendant la période de suspension du contrat. Si vous êtes en arrêt maladie et recevez une convocation à un entretien préalable de licenciement économique, consultez un avocat pour vérifier le calendrier et la régularité de la procédure.
Quelle est la différence entre licenciement économique individuel et collectif ?
Le licenciement économique individuel concerne 1 à 9 salariés sur 30 jours. Il suit la procédure classique : convocation, entretien préalable, lettre de licenciement, respect des délais. Le licenciement collectif (10+ salariés sur 30 jours dans une entreprise de 50+ salariés) nécessite l'établissement d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) validé par la DREETS. Entre 2 et 9 salariés dans une entreprise < 50 salariés, une réunion du CSE est obligatoire mais pas de PSE. Le montant des indemnités est identique dans les deux cas (barème légal), mais le PSE prévoit souvent des indemnités supra-légales.
Peut-on cumuler l'indemnité de licenciement et les allocations chômage ?
Oui, l'indemnité de licenciement et les allocations ARE (ou CSP) sont cumulables. L'indemnité de licenciement est versée en une fois à la rupture du contrat. Les allocations chômage commencent après un délai de carence de 7 jours incompressibles, auquel s'ajoute un différé calculé sur l'indemnité de congés payés. L'indemnité légale de licenciement n'entre pas dans le calcul du différé spécifique (contrairement aux indemnités supra-légales en rupture conventionnelle). En termes fiscaux, l'indemnité de licenciement est exonérée d'IR jusqu'à 94 200 € (2 × PASS 2026) et les allocations chômage sont imposables.
Quelle est la durée du préavis en cas de licenciement économique ?
La durée légale du préavis (art. L1234-1) est de : zéro pour moins de 6 mois d'ancienneté (aucune obligation légale, mais souvent prévue par convention collective), 1 mois entre 6 mois et 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà de 2 ans d'ancienneté. Pour les cadres, la convention collective prévoit généralement 3 mois. En cas d'adhésion au CSP, le préavis n'est pas effectué mais l'employeur verse une indemnité compensatrice équivalente. Certaines conventions collectives (Syntec, Banque) prévoient des durées plus longues : vérifiez toujours votre convention.
Comment contester un licenciement économique abusif ?
Depuis la loi Macron de 2015, le délai de contestation d'un licenciement économique est de 12 mois à compter de la notification du licenciement (art. L1471-1). Les motifs de contestation les plus fréquents sont : absence de cause économique réelle et sérieuse, non-respect de l'obligation de reclassement préalable, non-respect de l'ordre des licenciements (ancienneté, charges familiales, difficultés de réinsertion), irrégularité de procédure (délais non respectés, entretien bâclé, PSE insuffisant). En cas de contestation réussie, les dommages-intérêts peuvent atteindre 3 à 6 mois de salaire, voire plus selon l'ancienneté et le préjudice subi.

Votre licenciement est-il contestable ?

Un avocat spécialisé analyse gratuitement votre dossier et évalue si votre licenciement économique est fondé. En cas d'irrégularité, les indemnités supplémentaires peuvent représenter 3 à 20 mois de salaire.